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VPS gratuit : les offres qui existent vraiment en 2026

Oracle Cloud Always Free, Google Cloud, AWS et Azure : ce que comprennent vraiment les VPS gratuits, leurs conditions et leurs limites.

Un VPS gratuit, sans limite de durée et sans contrepartie, n’existe pratiquement pas. Quatre grands fournisseurs de cloud proposent en revanche des machines virtuelles gratuites, soit à vie dans des limites strictes (Oracle, Google), soit pendant une période d’essai (AWS, Azure). Voici ce que chaque offre comprend réellement en octobre 2026, ses conditions, et les usages pour lesquels elle suffit.

Les offres de VPS gratuit en un coup d’œil

Offre Ressources gratuites Durée Carte bancaire
Oracle Cloud Always Free Ampere A1 : 2 OCPU et 12 Go au total ; ou 2 VM AMD de 1 Go Sans limite Oui (vérification)
Google Cloud Free Tier 1 VM e2-micro (1 Go), régions américaines Sans limite Oui (vérification)
AWS Free Tier Crédits de 100 à 200 $ sur des instances t3, t4g… 6 mois maximum Non demandée pour la plupart des nouveaux clients (annonce de septembre 2026)
Microsoft Azure 750 heures par mois de VM B1s (1 vCPU, 1 Gio) et B2pts/B2ats v2 12 mois Oui

Conditions relevées le 6 octobre 2026 sur les pages officielles. Elles changent régulièrement : Oracle a par exemple réduit son offre Ampere en juin 2026.

Oracle Cloud Always Free : le plus généreux

L’offre Always Free d’Oracle reste la plus intéressante pour un usage durable :

  • Instances Ampere A1 (ARM) : 1 500 heures d’OCPU et 9 000 Go-heures de mémoire par mois, soit l’équivalent de 2 OCPU et 12 Go de mémoire en continu, à répartir entre une ou plusieurs instances. L’offre était de 4 OCPU et 24 Go jusqu’à mi-juin 2026.
  • Instances AMD : jusqu’à deux machines VM.Standard.E2.1.Micro avec 1/8 d’OCPU et 1 Go de mémoire chacune.
  • Stockage : 200 Go de stockage bloc au total, et 10 To de trafic sortant par mois.

Les limites à connaître : les instances doivent être créées dans votre région d’origine, la capacité Ampere est souvent saturée (erreur « Out of Host Capacity »), et Oracle peut récupérer les instances jugées inactives sur sept jours (processeur, réseau et mémoire sous 20 %). Une carte bancaire est demandée à l’inscription pour vérification, avec un seul compte par personne.

Google Cloud : une petite VM aux États-Unis

Le Free Tier de Google Cloud inclut chaque mois une machine e2-micro non préemptible, avec 30 Go de disque standard et 1 Go de trafic sortant depuis l’Amérique du Nord. Elle doit être créée dans l’une des trois régions éligibles : Oregon (us-west1), Iowa (us-central1) ou Caroline du Sud (us-east1). Un compte de facturation avec moyen de paiement est requis. La machine reste gratuite après l’essai de 300 $ sur 90 jours.

Avec 1 Go de mémoire et des serveurs aux États-Unis, elle convient à un petit outil, un bot ou un site très léger, pas à un site destiné à un public français.

AWS : des crédits pendant six mois

Pour les comptes créés depuis le 15 juillet 2025, AWS a remplacé son ancien free tier de 12 mois par des crédits : 100 $ à l’inscription, et jusqu’à 100 $ supplémentaires en réalisant des activités de découverte. Le plan gratuit dure six mois au maximum, ou moins si les crédits sont épuisés. Il donne accès à plusieurs types d’instances, dont t3.micro, t3.small, t4g.micro et t4g.small.

À la fin du plan gratuit, le compte est suspendu et les données sont conservées 90 jours, le temps de passer à un plan payant. AWS indique depuis septembre 2026 qu’aucune carte bancaire n’est demandée pour la plupart des nouveaux clients, mais certaines pages d’aide mentionnent encore une vérification par carte.

Microsoft Azure : 12 mois de petites VM

Le compte gratuit Azure offre 200 $ de crédit à utiliser sous 30 jours, puis douze mois de services gratuits, dont 750 heures par mois de machines virtuelles B1s (1 vCPU, 1 Gio de mémoire), B2pts v2 (ARM) et B2ats v2 (AMD). Un numéro de téléphone et une carte de crédit ou de débit (non prépayée) sont requis. Les étudiants peuvent obtenir Azure for Students, avec 100 $ de crédit sur douze mois et sans carte bancaire.

Ce qu’un VPS gratuit permet (et ne permet pas)

  • Oui : apprendre Linux, tester une application, héberger un bot, un VPN personnel ou un petit outil.
  • Avec réserve : un serveur de jeu léger ou un site personnel, en acceptant le risque d’interruption et la localisation lointaine.
  • Non : un site professionnel ou une boutique. Aucune de ces offres ne garantit la disponibilité, et une modification des conditions peut couper le service.

Les alternatives à petit prix

Pour quelques euros par mois, un VPS payant offre des ressources garanties, des datacenters en Europe et parfois en France, et un support. Notre comparatif VPS pas cher présente les offres d’entrée de gamme relevées, avec leurs conditions. Pour les serveurs de jeu, voir aussi hébergeur serveur Minecraft gratuit.

Questions fréquentes

Existe-t-il un VPS gratuit à vie ?

Oracle Cloud Always Free et la machine e2-micro de Google Cloud sont gratuits sans limite de durée, tant que l’on reste dans les quotas et que le fournisseur maintient l’offre. Les autres offres sont des essais.

Faut-il une carte bancaire ?

Oui chez Oracle, Google et Azure, pour vérifier l’identité ; aucun prélèvement n’est fait tant que l’on reste dans les limites gratuites. AWS annonce ne plus la demander à la plupart des nouveaux clients.

Un VPS gratuit est-il sûr ?

Il l’est autant qu’un VPS payant si vous le sécurisez (mises à jour, pare-feu, accès SSH par clé). Le risque principal est ailleurs : la suppression de l’instance ou la fin de l’offre, d’où l’importance de sauvegarder vos données.

Sources